Spooky ambience (musique inspiratrice juin 2015)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Spooky ambience (musique inspiratrice juin 2015)

Message par Berangere le Ven 5 Juin - 16:34

Vous voulez trembler.. frémir ?
Ecoutez donc cet extrait...



Quelques mots, quelques phrases, un petite texte, une histoire ou un poème seront les bienvenus !
avatar
Berangere
Admin

Messages : 2047
Points : 2662
Date d'inscription : 30/05/2014

Voir le profil de l'utilisateur http://antredesmots.forumactif.org

Revenir en haut Aller en bas

Re: Spooky ambience (musique inspiratrice juin 2015)

Message par Berangere le Dim 7 Juin - 20:40

Nuit des revenants... nuit de sang... nuit vengeresse... nuit d'ivresse... nuit féline... nuit maudite... nuit délétère... nuit mortifère... nuit étrange... nuit sauvage....  nuit fantomatique... nuit extatique.... nuit mystérieuse... nuit pernicieuse...

Nuit de tous les dangers
Nuits de toutes les perversités

Nuits blanches et idées noires
Pour une sombre histoire
Rouge sang
Eclatant
Perles de décadence
Je suis en transe

Peur bleue
Crainte des cieux
Hantée par des songes
Rêves d'anges
Déchus, damnés
Pour l'éternité

Derrière les branches décharnées
Le Malin ricane, caché,
De toute part, il m'assaille
Que cessent ces représailles

Des mains tentaculaires
Me happent et m'enserrent
Je sombre vers les abysses
Loin je glisse...

Me viennent des visions étranges
Où se mêlent désir de vengeance
Je ne sais plus qui je suis
Peut-être suis-je au Paradis ?

L'enfer me sied si bien, que je ne distingue plus le mal du bien...
avatar
Berangere
Admin

Messages : 2047
Points : 2662
Date d'inscription : 30/05/2014

Voir le profil de l'utilisateur http://antredesmots.forumactif.org

Revenir en haut Aller en bas

Re: Spooky ambience (musique inspiratrice juin 2015)

Message par Aurore Aylin romance le Jeu 11 Juin - 16:46

J'ai eu envie de vous raconter un petit épisode de la jeunesse de mes chipies Kergallen : l'histoire se déroule en 2002, lorsque Joanna, Thaïs, Azilis, Josselin et Gaëlle étaient encore lycéens... jeunes, mais déjà solidaires!


Azilis lança son sac au hasard. Elle se moquait pas mal de ses livres de cours. La rumeur avait parcouru le lycée en un éclair et depuis, la jeune fille n'avait plus qu'une idée en tête : trouver Gaëlle.

Sa cousine était recroquevillée sur le vieux canapé qui meublait la cabane où la jeune génération Kergallen aimait se regrouper. Elle pleurait silencieusement. Azilis sentit une vague de fureur enfler, menaçant de la submerger. Un instant, elle sentit qu'elle était sur le point de projeter son corps astral hors de son corps physique pour... pour quoi faire au juste ? Sous sa forme éthérée, elle ne pouvait rien faire, sinon regarder les événements qui se déroulaient sans pouvoir influer dessus. Elle s'efforça au calme et vint enlacer Gaëlle dans une étreinte réconfortante. Les cheveux, les vêtements de la jeune fille, étaient toujours maculés du mélange d'oeuf, d'eau et de farine dont certaines élèves du lycée l'avaient aspergée.

— Elles vont le payer, je te jure qu'elles vont regretter de s'en être prises à toi, finit-elle par dire.

— Ça ne changera rien, hoqueta Gaëlle. Je ne pourrai jamais retourner au lycée, après ça.

— Oh si, tu vas y retourner, et la tête haute, affirma Azilis. Qui était dans le coup ?

Elle le savait déjà, mais elle voulait en avoir confirmation.

— Daphné et Julie. Et … Véronica.

Véronica Argenteuil. La peste du lycée. Et ses dauphines, Julie et Daphné. Si elles avaient été des personnages d'une série TV américaine, elles auraient fait partie de l'équipe de pompom girls de l'établissement, et Véronica serait sortie avec le quaterback de l'équipe de football. Régulièrement, les trois pestes étaient prises d'une envie subite d'affirmer leur domination sur le petit cosmos lycéen. Depuis deux jours environ, elles avaient jeté leur dévolu sur Gaëlle.  La petite bande n'avait eu de cesse de la bousculer, de faire tomber ses affaires. Au self, les assiettes avaient tendance à se renverser sur la malheureuse Gaëlle, trop douce, trop timide, trop complexée pour se défendre. Et ce soir, Véronica et sa clique avaient réussi à coincer la jeune fille pour la couvrir de ce mélange gluant. Gaëlle avait dû rentrer ainsi, sous les regards moqueurs. Azilis enrageait de n'avoir pas été informée plus tôt de ce qui arrivait à sa cousine.

— Tu vas aller te doucher, ma chérie, dit-elle enfin. Je m'occupe du reste.

— Qu'est-ce que tu mijotes ? s'alarma Gaëlle.

— Je vais leur faire passer l'envie de s'en prendre à toi.

— On ne s'en prend pas impunément à une Kergallen, lança Joanna en entrant.

— Elles ramperont à tes pieds pour implorer ton pardon, ajouta Thaïs, qui était juste derrière.

— Elles ont de la chance d'être des nanas, sinon je leur aurais fait cracher leurs dents.

Gaëlle poussa un cri en découvrant le visage tuméfié de Josselin.

— En attendant, tu as fait cracher leurs dents aux mecs qui ont assisté au spectacle sans réagir, fit Joanna avec une évidente satisfaction.

— J'ai écopé de quelques heures de colle, mais ça en valait la peine, fanfaronna Joss.

Gaëlle se mit à rire nerveusement, avant d'éclater à nouveau en sanglots. Aussitôt, ses cousins l'entourèrent et l'enlacèrent.

— On va leur donner une bonne leçon, résuma Azilis.



Azilis se glissa dans les appartements de Sophie. Ses cousins se chargeaient de l'occuper dans le salon, lui permettant ainsi de fouiller  les affaires de la vieille dame. Elle se sentait un peu coupable d'agir ainsi, mais nécessité faisait loi. Gaëlle devait être vengée. Le coffre de bois contenant les livres de magie était bien en évidence, la jeune fille se précipita dessus et l'ouvrit. Il contenait des dizaines de livres anciens. Lequel choisir ?

— Prends celui qui a une couverture rougeâtre.

Azilis sursauta et se sentit blêmir en découvrant sa grand-tante sur le pas de la porte. Derrière elle, n'en menant pas large, se tenaient ses cousins. Pour le groupe de super espions, on repasserait. La lueur malicieuse qui brillait dans les yeux de Sophie rassura légèrement la jeune fille.

— Au travail, mes enfants, lança Sophie en tapant dans ses mains.

Guillerette, elle envoya les uns et les autres lui chercher ceci ou cela.

— Heu, Sophie...., tenta Joss.

— Je sais tout, l'interrompit la vieille dame.

Sachant qu'elle était une puissante devineresse, cette déclaration n'avait rien de pompeux.

— À quoi ce miroir va-t-il servir ? demanda Thaïs en déposant avec précautions le dit miroir.

— À profiter du spectacle, bien sûr, sourit Sophie.

D'un doigt posé sur ses lèvres, elle intima le silence aux adolescents qui l'entouraient. Le livre était ouvert devant elle, elle entama le rituel visant à venger Gaëlle. Elle se glissa dans les esprits des trois jeunes filles, plongées dans un profond sommeil. Leurs visages paisibles firent grincer des dents aux jeunes Kergallen lorsqu'ils les découvrirent dans le miroir. Le dernier mot de l'incantation flotta dans la pièce silencieuse, la surface du miroir parut s'animer...


Véronica se retourna dans son lit avec un grognement. Son rêve avait pris une tournure étrange. Malsaine. Inquiétante. Alors qu'un instant auparavant, le beau Léonardo Di Caprio s'avançait à sa rencontre, à présent elle se trouvait face à... un hurlement lui échappa et elle bondit en arrière, tombant rudement sur les fesses, en découvrant la créature ressemblant à un zombie qui venait vers elle d'un pas saccadé. Le lycée avait laissé place à une forêt sombre, aux fourrés impénétrables. Pas une lumière, aucun chemin en vue. Véronica voulut se relever pour fuir la créature qui approchait dangereusement, mais se découvrit incapable d'esquisser un pas. Ses jambes semblaient de plomb. Comme le zombie arrivait à sa hauteur, le sol se déroba sous la jeune fille et elle dégringola le long d'une pente, s'écorchant aux pierres, ses cheveux se prenant dans les buissons épineux. Le hurlement sinistre d'un loup retentit, quelque part dans la forêt...



— Au secours !

Julie, échevelée, paniquée, frottait convulsivement sa peau. Les araignées, des dizaines, des centaines, des milliers d'araignées, l'avaient assaillie quand le rêve paisible qu'elle faisait s'était transformé en cauchemar. Elle hurla en découvrant, suspendue à une mèche de ses longs cheveux, une de ces répugnantes bestioles, et secoua la tête en tous sens pour tenter de l'en décrocher. Ce faisant, elle sentit plusieurs de ses dents cliqueter, comme sur le point de se décrocher. De la langue, la jeune fille tenta de les remettre en place, secouée de sanglots, tandis que le goût du sang envahissait sa bouche...



Daphné s'était hissée sur une branche à laquelle elle s'accrochait désespérément. Au pied du tronc grouillaient des serpents. Leurs corps ondulaient, s'enroulant autour de l'écorce, ils se dressaient haut, tendus vers elle, leurs sifflements la faisait frémir d'horreur. Elle avait toujours eu une peur panique des serpents. Un craquement sinistre retentit. Daphné sentit la branche ployer sous elle. Elle ferma les yeux quand le bois se rompit et hurla.


— C'est génial! s'exclama Joss, la bouche pleine de pop corn.

— Le projet Blair Witch1 est un gentil dessin animé pour enfants à côté de ça, approuva Azilis en choquant sa canette de soda contre celle de Joanna.


Le paysage sembla tournoyer, et les trois pestes crièrent en voyant fondre sur elle des spectres grimaçants. Avisant la présence les unes des autres, elles se serrèrent craintivement. Envolées, les reines du lycée ! Des chuchotements, des grognements, des éclats de rire sinistres, retentissaient de toute part. Dans l'ombre, à quelques pas, les buissons frémissaient, comme si des créatures se frayaient un passage. Elles étaient cernées. Un gémissement leur échappa...



— Ce n'est pas déjà terminé ? s'indigna Azilis.

— On arrivait au meilleur moment ! renchérit Joss, dépité.

— Elles n'ont pas reçu la leçon qu'elles méritaient, reprit Azilis, vindicative. Au réveil, elles se persuaderont que c'était juste une cauchemar, et elles continueront à tourmenter Gaëlle.

— Faites-moi confiance, mes enfants, sourit Sophie. Demain est un autre jour, je vous prépare un nouveau spectacle. Il aura lieu au lycée, cette fois.

À regret, les jeunes gens allèrent se coucher. Sophie ne doutait pas une seule seconde que dans les chambres qu'ils se partageaient lorsqu'ils venaient passer la nuit au manoir, les conversations devaient aller bon train ! Revenant à son livre de magie, elle se pencha sur sa nouvelle incantation.


Les yeux cernés de Julie, Daphné et Véronica témoignaient de leur nuit agitée. Le maquillage n'avait pas réussi à totalement camoufler les traces du cauchemar qu'elles avaient, étrangement, partagé. Elles ne comprirent pas pourquoi, durant toute la matinée, des chuchotements et des ricanements accompagnèrent leurs moindres déplacements. À chacune de leur apparition, un silence se faisait, avant que les yeux se détournent, comme si quelque chose dans leur apparence suscitait la gêne. Pourtant, le matin même, leurs miroirs ne leur avaient renvoyé que l'image de jeunes filles fatiguées mais toujours aussi jolies. Ce ne fut qu'à la pause déjeuner, lorsqu'elles voulurent retoucher leur maquillage, qu'elles découvrirent avec épouvante les pustules qui les défiguraient. Étrangement, lorsqu'elles se regardaient mutuellement, leur peau était lisse, mais dans le miroir, c'était tout autre chose. Les autres, élèves, professeurs, surveillants, avaient-ils vu ces horribles purulences ? Était-ce l'explication des comportements étranges, des départs à pas précipités de leurs « amis » ? En larmes, les trois comparses quittèrent le lycée en toute discrétion, sans s'apercevoir que les pustules s'étaient estompées à la seconde où elles s'étaient détournées du miroir. Elles baissèrent les yeux en croisant Gaëlle, entourée de ses cousins et cousines. L'acnée de la jeune fille, dont elles s'étaient cruellement moqué la veille, semblait bien peu visible par rapport à ces horribles bubons !



— Sophie, c'est terriblement puéril, fit Athénaïs, contemplant le miroir de vision de sa sœur.

— Je sais.

— Tu devrais avoir honte. Ce sont des gamines.

— Ce sont des pestes. Elles méritaient une bonne leçon. Qu'elles s'estiment heureuses de ne pas rester défigurées à vie  

Un fracas les interrompit.

— Ce n'est rien ! cria Aidan depuis le hall du manoir.

— Qu'est-ce que Corentin a encore cassé ? soupira Athénaïs. C'est à se demander comment un si petit bonhomme peut causer autant de dégâts à lui seul, et sans avoir l'excuse d'un pouvoir mal maîtrisé.

Les deux sœurs échangèrent un sourire avant de se diriger vers la porte pour rejoindre leur turbulente tribu en bas. Juste avant de franchir le seuil, Athénaïs se retourna et marmonna une incantation. Les trois pestes étaient marquées. Si d'aventure, Véronica et ses comparses s'avisaient de nuire à nouveau à quelqu'un, les pustules réapparaîtraient. Personne ne touchait à un membre du clan Kergallen.



1Le projet Blair Witch : film  d'horreur de 1999 : de jeunes cinéastes, partis filmer lors d'une randonnée en forêt, sont portés disparus. On retrouve leur film, qui montre les terrifiants événements affrontés par les jeunes gens.
avatar
Aurore Aylin romance

Messages : 267
Points : 259
Date d'inscription : 16/09/2014

Voir le profil de l'utilisateur http://auroreaylin.canalblog.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Spooky ambience (musique inspiratrice juin 2015)

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum